Le 09/02/2010 à 07:26

Entretien de la semaine

Cavénaghi :“ La coupe de France est un objectif ”

cavénaghi

La Coupe de France, c’est le seul titre vous manquant sous le maillot des Girondins à l’échelle nationale. Cette épreuve est-elle une de vos priorités ?
« C’est exactement ce que Laurent Blanc nous a dit. Dans l’effectif, on a tous gagné des titres mais aucun n’a remporté la Coupe de France en tant que joueur, sauf l’entraîneur justement. Si on veut compléter notre palmarès, il faut réussir à combler ce vide. C’est un très beau défi à relever, mais ici à Bordeaux, on est habitué à avoir des ambitions élevées.» 

En Argentine, ce genre de compétition n’existe pas. Avez-vous été surpris de l’engouement suscité par la Coupe de France dans l’Hexagone ?
« Je trouve avant toute chose l’idée vraiment fantastique. Pouvoir réunir dans une même épreuve les professionnels et l’ensemble des clubs amateurs, c’est pratiquement unique. Cela donne toujours des matches engagés, où les « petits»  veulent créer l’exploit. En gagnant la Coupe de France, on peut vraiment se dire qu’on est le meilleur club car tout le monde peut y participer. Puis avec de nombreuses années d’existence il y a surtout une grande dimension historique comme nous l’a précisé Laurent Blanc.» 

Sur le plan personnel, c’est une compétition qui vous a permis de relancer votre saison, avec ce triplé devant Ajaccio en 16ème de finale (5-1).
« Le début de saison a été difficile, c’est vrai. J’ai pas mal joué, mais sans parvenir à marquer. Au fil des matches, mes apparitions ont été moins nombreuses. Fatalement, j’ai commencé à douter. Mon but face à Lorient en décembre m’a fait du bien car c’était le premier depuis le Trophée des Champions en juillet dernier ! Ensuite, ce triplé face à Ajaccio, il permet de retrouver les sensations, de se sentir utile pour l’équipe et de reprendre confiance. On peut dire que cette Coupe de France, elle me fait du bien mais je sais que je ne marquerai pas trois buts à chaque sortie. D’ailleurs, depuis, je joue un peu, même en L1, alors j’espère que cela va continuer.» 

Ce rendez-vous face à Monaco, c’est l’affiche de ces 8èmes de finale entre le premier et le sixième de L1, presque une finale avant l’heure.
« L’équipe monégasque, après avoir connu un petit trou, est bien revenue. Elle le doit à un très bon gardien, Stéphane Ruffier, assez impressionnant. Elle s’appuie aussi sur des individualités pouvant faire la différence, à l’image de Park ou Nene, un des meilleurs joueurs du Championnat cette saison, très adroit sur coup franc notamment. A chaque fois qu’on rencontre les joueurs de la Principauté, ce sont toujours des matches accrochés. Il faudra se méfier de leur principale force, la contre-attaque.» 

Etre engagé sur quatre tableaux (Champions League, L1, Coupe de France et Coupe de la Ligue) permet à l’ensemble du groupe de se sentir concerné et de rester mobilisé.
« C’est très important pour le club. La fin de saison s’annonce palpitante. Chacun peut se fixer des objectifs, sait qu’il aura sa chance et son rôle à jouer à un moment de la saison. On sent que tout le monde est prêt à se donner à fond, à saisir la moindre opportunité. L’effectif bordelais est de qualité, la concurrence est saine et pousse à donner le meilleur de soi-même. L’avantage également, c’est de pouvoir être tous concernés, même les coéquipiers qui jouent un peu moins. Avec quatre compétitions, c’est certain, on aura besoin de tout le monde pour atteindre nos objectifs. Puis je préfère avoir beaucoup de matches à disputer plutôt qu’un seul par semaine.» 

Journaliste : Alain BAUDERON

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